Tendre Fesse

26 mai 2013

Si vous suivez ce qui se passe dans le milieu du sexe au Québec (fais pas semblant que tu sais pas de quoi je parle mon esti), vous savez probablement qui est Anne-Marie Losique. Il s’agit d’une ex-animatrice de Musique Plus devenue femme d’affaire, reconnue pour son coté « risqué » et « provocateur ». Ou, comme le dit si bien l’un des articles Wikipedia les plus mal faits que j’aie jamais vu :

Bien dit

En plus de faire tout cela, elle est aussi une productrice de télévision.

Toujours selon ce joyau de littérature qu’est sa page Wikipedia :

Par « sex mogul », on veut ici dire « actrice de soft-porn ». En effet, Anne-Marie s’est monté une carrière en exploitant son corps et en posant pour des photographies « osées » et, en tant qu’homme, j’ai un grave problème avec cela.

Je n’ai pas d’objection envers la sexualisation des femmes ou la pornographie en général. Ceux qui me connaissent savent que j’apprécie « une bonne petite porno une fois de temps en temps ». Mais j’ai de sérieuses réserves envers ce que fait AML. Des images comme celles que je vais vous montrer me choquent et me heurtent. Âmes sensibles, s’abstenir.

Meuf bien boulée montre son jouet sexuel favori
beau bébé au gros cul est mouillée en tabarnak

Outrageant! Son site web, amlosique.com est rempli d’une multitude de photos du genre.

De tels portraits me révoltent et me consternent. En effet, des centaines de clichés publiés sur son site, aucune ne la montre nue. Cette situation est carrément révoltante. Nous ne sommes plus dans les années 90, période tumultueuse où il était possible de se masturber en regardant une photo de femme habillée.

Belle poulette en brassière se fait aller les tétons

Pornographie d’une époque lointaine

Déjà que je me sentirais rétro de me faire des massages coquins en regardant des photographies, je ne le ferai certainement pas devant ce qui me semble être l’équivalent d’une burqa pornographique. J’ai donc cherché les quatre coins des internets, mais il m’a été impossible de trouver ce que je cherchais.

L’attitude d’Anne-Marie Losique me désole et m’attriste. Elle agit comme si elle était une femme forte et indépendante. Comme si mon argent (par mon argent, je veux ici dire l’argent de ceux qui payent pour leur pornographie) ne pouvait pas acheter ce qui serait sans doute une généreuse portion de sa dignité. J’en rêve, chers amis, mais je n’y croit pas. Tout de même, afin d’influencer le destin, j’ai décidé de lui écrire une lettre ouverte avec l’espoir qu’elle passera peut-être un jour du statut d’agace à celui de courtisane, comme toute femme qui se respecte.

Lettre ouverte à Anne-Marie Losique :

Come on.

EDIT : J’ai écrit ce texte il y a quelques années (2). Depuis, j’ai visité la page Facebook d’AML et j’ai changé d’avis. Après mûre réflexion, j’ai décidé qu’elle était vraiment une pro troll et que si j’avais des seins je ferais probablement la même chose. Je joins ci-bas quelques montages photographiques de véritables commentaires rédigés par de vrais (et pathétiques) humains en réponse à certaines photos postées par cette chère Anne-Marie. Âmes sensibles, préparez vous à rire. Il s’agit là d’une belle bande de PhD de la rigolade et du bon goût. D’un groupe de poètes et de gai lurons sans égal. Bref, d’un choquant exemple du pouvoir qu’ont deux orbes de chair sur le psyché d’un homme adulte. On se croirait à l’époque de l’amour courtois.

 En plus, si je veux voir de la pornographie, j’ai juste à aller au triple double vé point pornographie point com.

BONUS : Un méga montage que j’ai fait à l’aide d’authentiques commentaires amassés sur sa page Facebook. J’ose espérer que cela saura évoquer tout le harcèlement qu’elle subit quotidiennement (pas qu’elle ne l’ait pas cherché).

BONUS 2:

Le propriétaire du Dooly’s retrouvé mort

3 avril 2013

Les policiers du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) ont fait une macabre découverte hier soir alors qu’ils sont intervenus dans un appartement du quartier Cap-Rouge. Le propriétaire du Dooly’s Ste-Foy, Rock « Le Rockeur Cool » Tétreault, a été retrouvé chez lui sans vie un peu après 23h40. Tout laissait croire à un suicide, puisque l’homme s’était vraisemblablement pendu et avait laissé une note d’adieu à sa famille.

« C’était comme le jeu du bonhomme pendu où que quelqu’un avait choisi un mot vraiment tough. Sauf que c’était vrai et pas un jeu. C’était la vraie vie. Le jeu c’est le fun, mais pas ça. Ça c’était vrai et plate », nous a expliqué l’un des agents sur place.

Aucune surprise

« On l’a tous vu v’nir », nous confie le propriétaire du bloc appartement où Tétreault résidait,
« C’est clair que d’appeler sa business « Dooly’s » c’est un appel à l’aide ». Même son de cloche du coté de Carl Pacino, un ami proche du défunt « À part être propriétaire d’un commerce avec un nom de marde, tout allait bien. C’est la faute du Dooly’s, ça c’est clair. Y a des poursuites dans  l’air ». L’entreprise avait d’ailleurs remporté plusieurs Trophées Vision, notamment le convoité Entreprise la Moins Bien Nommée de la Décennie (EMBND) remis par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Québec.

Au moment de mettre sous presse, quelques messages de sympathies avaient été laissés sur la page Facebook de l’entreprise. « R.I.P. le proprio du doolis moi je trouves que doolis c coool paske les deux O ca pourrais etre des boule 8 paske c la boule la plus cool », disait Ivre Guillemette, un client régulier.

Tétreault est survécu par sa femme Annie et ses deux enfants, Jataniel et Bong.

Le Facteur Manteauique

 23 janvier 2013

J’ai décidé aujourd’hui d’écrire quelques lignes pour vous parler d’un des phénomènes que je préfère : la température ressentie. À chaque fois que j’entends cette expression, je jubile. Enfin, une mesure de la température qui se base non pas sur un instrument fiable comme un thermomètre, mais bien sur la perception de tous et chacun.

La température ressentie combine la température réelle à la vitesse du vent afin de décrire la sensation de froid qui résulte de l’assèchement de la peau et du remplacement de la couche d’air chaud formée à la surface de la peau par une couche d’air froid amenée par le vent. Bien que ces facteurs n’affectent pas réellement la température et que la sensation varie d’un individu à l’autre, je trouve cette façon de mesurer beaucoup plus attrayante, car elle me permet de me sentir badass (je peux annoncer à tout le monde que je suis game de sortir malgré une température de -42) et d’avoir de longues et palpitantes conversations du genre « Ayoye donc Josée, i fait -40 000 dehors! » et « Réchauffement climatique, mon cul! » avec mes collègues de bureau.

De toute façon, tout le monde sait que la façon la plus adéquate de prendre une mesure est de lui ajouter une unité subjective afin qu’elle soit plus représentative de la condition humaine. Par exemple, lorsque que je veux calculer la distance qui sépare Montréal de Québec, j’ajoute toujours ce que j’appelle le « Facteur Fatigue » à la distance réelle. Par exemple, si l’on mesurait de façon « conventionnelle », on constaterait que 255 kilomètres séparent ces deux villes. Or, comme le mentionne cet article scientifique, la fatigue peut affecter négativement la perception des distances. C’est pourquoi, lorsque je me rends à Montréal et que je suis fatigué, je dis aux gens que je m’apprête à parcourir les 473 kilomètres ressentis qui me séparent de cette ville.

Je fais la même chose pour beaucoup des unités de mesure que nous utilisons tous les jours, toujours par souci d’être plus représentatif des sensations humaines. Ainsi, si jamais j’assiste à un cours excessivement ennuyant d’une durée de trois heures, je n’oublie jamais d’ajouter le « Facteur Ennui » et je dis au gens que je viens d’endurer un cours ayant duré huit heures ressenties. De la même façon, lorsque je révèle un secret à quelqu’un, je ressens une pression de moins sur mes épaules et je remplis mes formulaires médicaux en disant que je pèse 40 kilos ressentis (ou, pour ceux qui utilisent le système impérial, 88 livres ressenties). Je remplis aussi mes formulaires d’impôt avec mon revenu ressenti et je refuse toujours de payer mes contraventions puisque, confortablement assis dans mon siège d’auto, ma vitesse ressentie est toujours de zéro.

Selon moi, il ne fait aucun doute que ces unités sont plus valides que les vielles unités de type « exactes ». C’est pourquoi j’urge tous les scientifiques à maintenant faire de la science ressentie et à laisser leurs sensations les guider à travers leurs études.

Par contre, si j’avais à émettre une critique face au refroidissement éolien, je dirais probablement qu’il ne tient pas compte de tous les autres paramètres affectant l’être humain. Par exemple, il m’arrive, lorsque j’ai à sortir de chez moi en hiver, de mettre un manteau. Ce dernier, accompagné de bottes, de pantalons, de gants, d’un foulard et d’une tuque, me permet d’isoler mon corps du vent et de contrebalancer l’effet de celui-ci. C’est pourquoi je propose l’établissement d’un nouveau facteur appelé « Facteur Manteauique » (4 voyelles de suite, problème?). Avec ce nouveau coefficient, la formule pour le calcul de la température serait maintenant la suivante :

Température = Température lue sur le thermomètre (T) + Refroidissement Éolien (RÉ) + Réchauffement Manteauique (RM)

Dans cette équation le Réchauffement Manteauique se calcule de la façon suivante :

Réchauffement Manteauique = -1 x Refroidissement Éolien

Bref, en simplifiant : Température = Température lue sur le thermomètre + arrête de te plaindre pis met un criss de manteau.